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Les utilisations du baobab sont multiples au Sahel. On en compte une trentaine. L’écorce est raclée sur les 2-3 premiers mètres du tronc afin d’extraire les fibres du liber pour la confection de cordages, objets tressés ou papier.

C’est pourquoi nombre de baobabs au sein des villages ont un tronc auquel il manque une tranche de l’écorce. L’arbre s’en remet assez bien si l’on attend quelques années pour répéter l’opération. Les feuilles, riches en fer et calcium sont séchées et moulues pour entrer dans la préparation de sauces vendues sous l’appellation « lalo » (couscous de mil au Sénégal). Les fleurs fraîches sont aussi consommées. En début de saison des pluies, les pousses feuillues sont données au bétail. La pulpe des fruits diluée dans l’eau sert de breuvage riche en vitamine B1 et C. Les graines contenant 48 % de protéines et 15 % de lipides servent de farine notamment pour nourrir les enfants. Fermentée, cette farine développe une saveur d’amande. Une huile jaune est extraite des graines. Les cendres de la coque servent à la confection de savon. Une teinture rouge est extraite des racines. Le bois spongieux ne sert pas pour la construction, en revanche il peut être mâché pour apaiser la soif. Lorsque le tronc est creux, il sert de réservoir d’eau au Soudan, de grenier à provisions, parfois même de sépulture.

La feuille de baobab bio très antioxydante utilisé dans la médecine traditionnelle.

La feuille de baobab bio très antioxydante utilisé dans la médecine traditionnelle.

 

Les préparations médicinales à base de feuilles et de fruits sont nombreuses notamment pour lutter contre le paludisme, la fièvre en général, la diarrhée, les inflammations de l’intestin et du foie, les vers (filaire), etc. La gomme est un désinfectant des blessures et sert à calmer les rages de dents. L’adansonine contenue dans les graines est un antidote à la strophantine (hétéroside cardiotonique contenu dans le Strophantus gratus). Les graines peuvent se sucer comme des bonbons et sont appréciées dans l’artisanat des bijoux. Les plantules avec leurs racines sont consommées comme des asperges, etc.
Le nom de genre Adansonia fut attribué au baobab par Carl von Linné en 1753 afin d’honorer la mémoire de Michel Adanson (1727-1806), naturaliste français auteur d’un mémoire illustré sur le baobab intégrant bien d’autres plantes et coquillages du Sénégal. Digitata vient du latin signifiant « digité » en référence à la forme des feuilles palmées comme les doigts d’une main.


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