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Il existe plusieurs variétés de baobabs d’Afrique mais la diffusion de cet arbre en tant que plante d’intérieur se limite à l’espèce type Adansonia digitata.

Principale espèce diffusée Baobab d’Afrique (Adansonia digitata) Tronc spongieux jusqu’à 25 m de haut sur 7 m de diamètre.
Feuilles digitées caduques présentes durant la saison des pluies. Fleurs pendantes très parfumées, de 15 cm de diamètre, blanches puis brunes en vieillissant.
Corolle plate surmontée par un bouquet sphérique composé de 2 000 étamines d’où émerge un pistil replié.
Arbre mythique très résistant à la sécheresse.
Facile à conduire en bonsaï.

Le baobab Adansonia digitata

Le baobab Adansonia digitata

Autre espèce Adansonia gregorii (syn. A. gibbosa, A. stanburyana) Proches de digitata avec un tronc aussi gros mais moins haut. Gousses grises ressemblant à des rats d’où son nom anglais dead rat tree. Originaire du nord-est de l’Australie.
Autrefois séparé de l’espèce stanburyana.
Il existe un spécimen de 16 m de diamètre ayant servi de prison.


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Le baobab ne peut passer inaperçu aux yeux des voyageurs qui parcourent l’Afrique. Le baobab bio est d’ailleurs sacré auprès des Africains qui s’interdisent de le couper.

Il sert très souvent « d’arbre à palabres » sur les places des villages, un lieu de rassemblement où sont décidées les choses importantes de la vie des villageois.
Lorsque David Livingstone (1813-1873) fait la découverte d’un baobab près des chutes Victoria, il le considère comme la huitième merveille du monde. Il ne laisse pas indifférent même si sa forme étrange suscite parfois l’horreur. Certains le considèrent en effet comme l’arbre le plus laid du monde, « ayant tout dans le tronc et rien dans la tête » !

Le baobab

Le baobab

Le célèbre aventurier marocain Ibn Battuta (1304-1377), parti pour la Mecque et dont le voyage dura 29 ans, offre les premiers écrits sur le baobab datant de 1352. Il raconte qu’il eut la surprise de trouver un tisserand malien se reposant au creux de cet arbre. Le baobab figure ensuite dans de nombreux récits d’explorateurs comme le navigateur portugais Gomes Eanes de Zurara (1405 ?-1493 ?), le diplomate Léon l’Africain (1490 ?-1550 ?), l’herboriste vénitien Prosperos Alpini (1553-1617). Ce dernier découvre ses fruits vendus sur le marché du Caire sous le nom bu hobab à l’origine du mot baobab, et qui signifie « fruits aux très nombreuses graines ». Certains auteurs pensent que ce nom dérive d’un terme africain qui désigne un arbre très âgé. Cependant l’arbre porta le nom de calebassier entre le XVe et XVIIe siècle en raison de ses fruits rappelant les calebasses mais c’est finalement le terme baobab qui est retenu par Adanson lorsqu’il décrit l’espèce. Le baobab est devenu l’emblème du Sénégal.


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Où le planter ?

Le baobab pousse dans les régions tropicales semi-arides et subhumides où les précipitations varient entre 250 et 1 500 mm et jusqu’à une altitude de 1 500 m en Afrique orientale. L’ensoleillement y dépasse 3 000 h par an. La température varie durant la saison sèche de 20 à 30 °C et durant la saison humide qui se situe entre juin et octobre, de 31 à 39 °C. Sa culture sous nos latitudes exige donc de le maintenir en intérieur durant la saison hivernale car il ne tolère aucune gelée.
Tous substrats même calcaires lui conviennent avec cependant une préférence pour des sols profonds, humides mais très bien drainés, et pas trop acides. Un sol fertile mais pauvre en phosphate est recommandé.
Le baobab exige un emplacement très lumineux.

Bonsaï baobab adansonia digitata

Bonsaï baobab adansonia digitata

Quand planter le baobab ?

Les jeunes plants sont exportés, généralement depuis le Sénégal, sans substrat pour des raisons de sûreté sanitaire. Les branches et racines sont enrobées de paraffine pour limiter l’évapotranspiration durant le transport. Le tronc de nature succulente peut ainsi résister de 3 à 5 mois en attendant d’être planté.
Plantez-le lorsque les températures montent en avril-mai afin qu’il puisse émettre des feuilles.

Comment le planter ?

Remplissez un contenant de type pot à bonsaï muni de trous de drainage, avec un mélange composé de 30 % de terre franche, 30 % de terreau de feuilles et 40 % et de sable de rivière.
Positionnez le jeune baobab, généralement âgé de 2 ans, de manière à laisser la moitié de la hauteur des racines à l’air libre.
Placez le pot en pleine lumière derrière une vitre orientée au sud.
Arrosez ensuite copieusement jusqu’à ce que des feuilles apparaissent.
Si vous disposez d’une serre chauffée, plantez votre baobab en pleine terre en creusant un trou de 60 cm de profondeur sur 30 cm de côté. Ajoutez une pelletée de compost que vous mélangez à la terre puis arrosez copieusement.


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Privilégiez l’arrosage du baobab durant la saison estivale où les branches portent les feuilles que vous pouvez même vaporiser.

Un excès d’eau se détecte par le jaunissement du feuillage. Grâce à son tronc succulent, un manque d’arrosage n’est bien entendu pas un problème. Attendez que le sol sèche sur 1 ou 2 cm de profondeur avant d’arroser à nouveau.
Commencez à fertiliser en avril-mai et poursuivez jusqu’à la chute des feuilles avec un engrais complet de type 6-6-6 + oligoéléments.

Bonsaï baobab adansonia digitata

Bonsaï baobab adansonia digitata

Placez le baobab en extérieur tant que les températures nocturnes ne descendent pas en dessous de 15 °C. Attention malgré tout à l’excès de pluie qui pourrait le faire pourrir. Le baobab peut aussi être maintenu en intérieur toute l’année.
Cessez l’arrosage à l’automne dès que les feuilles tombent et attendez le printemps suivant pour recommencer un arrosage progressif. Comme pour les géraniums (Pelargonium), il est aussi possible de conserver le pied en racines nues, à 20 °C, durant la période de repos où l’arbre n’a plus de feuilles, soit à partir de début novembre.
Rempotez environ tous les 2 ans, fin mai-début juin. Le baobab possède une sorte de bulbe muni de quelques radicelles qui s’allonge au fil des ans. Dans le cas d’une culture en pot à bonsaï, le rempotage oblige à faire ressortir ce bulbe du pot de plus en plus, ce qui donne un caractère esthétique supplémentaire à cet arbre-bouteille.


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Quand tailler ?

La taille du baobab n’est pas nécessaire mais elle se pratique plutôt durant la saison végétative.

Comment tailler ?

Le baobab accepte bien la taille comme toutes les plantes grasses. Il suffit de laisser sécher la plaie au soleil afin de bien cicatriser les tissus. Les grosses plaies notamment au niveau des racines peuvent s’enduire de bouillie bordelaise (sulfate de cuivre) pour éviter la pourriture.
Sur les bonsaïs, pour changer l’orientation du tronc et des branches, préférez haubaner plutôt que ligaturer.

Bonsaï arbre baobab

Bonsaï arbre baobab


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Le baobab se multiplie par semis au printemps. Les graines se récoltent dès que la coque s’ouvre ou peuvent être achetées dans de nombreuses jardineries.

Nettoyez la pulpe autour des graines avant de les faire sécher en vue de leur conservation au sec.
Les graines restent viables de nombreuses années mais la germination est parfois longue. En effet, dans la nature, les graines passent par l’estomac des éléphants pour lever leur dormance ! Plusieurs techniques sont toutefois possibles :
– Faire chauffer pendant 5 mm les graines dans une eau frémissante puis placer le tout dans un thermos pendant 3 jours avant de semer dans un bon terreau.
– Scarifier la graine avec une lime sur 1 mm d’épaisseur puis mettre à tremper pendant 24 h dans de l’eau. Semer ensuite en serre chaude.
– Trempez les graines dans de l’acide sulfurique durant exactement 30 minutes. Rincer à l’eau puis les faire tremper 1 journée dans l’eau avant de les semer.
La germination prend généralement 1 semaine. La plantule croît de 30 cm dans l’année. Au bout de 2 ans, elle peut atteindre 2 m. La croissance se ralentit fortement et n’est plus que de 3 cm par an au cours des 50 années qui suivent.

Les gaines de baobab bio

Les gaines de baobab bio


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Sans période sèche, les racines du baobab pourrissent et l’arbre meurt.

Les acariens s’attaquent parfois au feuillage en intérieur lorsque l’air est sec. Ils créent un jaunissement des limbes couvert de toiles très fines ressemblant à des toiles d’araignées. Vaporisez souvent le feuillage, appliquez un acaricide si nécessaire.
Lutter contre les araignées rouges
Couramment et improprement dénommés araignées rouges, ces insectes microscopiques ne sont pas des araignées, mais des acariens et leurs couleurs peuvent varier du rouge au jaune en passant par le vert.

Redoutables ravageurs suceurs de sève, capables d’infester de très nombreuses espèces végétales, plantes et arbustes, ils entraînent dans un premier temps le jaunissement des feuilles parasitées. En intérieur ou en serre, vous pouvez prévenir leur apparition par vaporisations régulières d’eau.

Toutefois lorsque l’infestation est bien installée et trop importante, ou à l’extérieur, vous devez traiter.