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Le baobab ne peut passer inaperçu aux yeux des voyageurs qui parcourent l’Afrique. Le baobab bio est d’ailleurs sacré auprès des Africains qui s’interdisent de le couper.

Il sert très souvent « d’arbre à palabres » sur les places des villages, un lieu de rassemblement où sont décidées les choses importantes de la vie des villageois.
Lorsque David Livingstone (1813-1873) fait la découverte d’un baobab près des chutes Victoria, il le considère comme la huitième merveille du monde. Il ne laisse pas indifférent même si sa forme étrange suscite parfois l’horreur. Certains le considèrent en effet comme l’arbre le plus laid du monde, « ayant tout dans le tronc et rien dans la tête » !

Le baobab

Le baobab

Le célèbre aventurier marocain Ibn Battuta (1304-1377), parti pour la Mecque et dont le voyage dura 29 ans, offre les premiers écrits sur le baobab datant de 1352. Il raconte qu’il eut la surprise de trouver un tisserand malien se reposant au creux de cet arbre. Le baobab figure ensuite dans de nombreux récits d’explorateurs comme le navigateur portugais Gomes Eanes de Zurara (1405 ?-1493 ?), le diplomate Léon l’Africain (1490 ?-1550 ?), l’herboriste vénitien Prosperos Alpini (1553-1617). Ce dernier découvre ses fruits vendus sur le marché du Caire sous le nom bu hobab à l’origine du mot baobab, et qui signifie « fruits aux très nombreuses graines ». Certains auteurs pensent que ce nom dérive d’un terme africain qui désigne un arbre très âgé. Cependant l’arbre porta le nom de calebassier entre le XVe et XVIIe siècle en raison de ses fruits rappelant les calebasses mais c’est finalement le terme baobab qui est retenu par Adanson lorsqu’il décrit l’espèce. Le baobab est devenu l’emblème du Sénégal.


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